Son papillon

Je vais lui poser, j’ai dit,

le sacrifice de chêne de chaque veine …

Je lui apporterai

(un caprice stupide)

éclairs étoilés

des îles de la mer,

tendres douleurs des mousses de la falaise,

le long patient hiéroglyphique

d’algues;

mais je n’ai jamais soufflé

la trompette du soleil

en triomphant

ses chutes de neige

ni apprivoisé profondeur

ou la hauteur de son bleu

avec les durs

rênes blessantes

de notre mythe …

A chaque fois j’ai cherché

satisfaire ma soif

avec le vin brillant de ses mains

j’ai été confronté à

conspirations à l’estran sans cesse,

le soupir de sable sans fin

entre elle et l’audience,

mon oeil fasciné

par l’écume de ses illusions,

son papillon

danser loin de moi avec parcimonie

dans un portefeuille rapide du vent.

cnvb