Le flou

Je pleure beaucoup, silencieusement, comme si mon cœur parlait, si seulement il pouvait trouver les mots. Dans la tristesse et la joie, bien que le plus souvent en empathie avec les autres, les moindres choses suscitent la commisération de mes larmes. Je pleure quand je suis seul et, sans retenue, devant les autres, même de parfaits inconnus. Les larmes emportent le flou, la glaçure, qui réduit la clarté à l’ambiguïté. La réaction inspire l’action. Consciemment, consciencieusement, la vie, encore une fois, se présente plus pleinement, plus positivement, et je renouvelle mon vœu de continuer.