Pris au piège

Fantômes, monstres… esclaves. Beaucoup ont des fantômes de leur passé, des monstres dans leur tête. Ceux-ci proviennent souvent de peurs, de regrets, de ressentiments. Ils finissent par asservir tous ceux qui, dans le déni, la trahison, la lâcheté, ne parviennent pas à les affronter. Piégées par des contraintes auto-imposées, les apparitions du passé captivent leurs hôtes trompés.

Ce qui vous offense, vous tente. Ce qui vous met en colère, vous possède. Soumis aux mensonges que vivent les autres, la dépravation de l’auto-condamnation submerge. Entre l’hypocrisie et la vérité, il y a la tolérance.

Quelle que soit votre beauté ou votre perception de vous-même, si votre cœur est laid, vous êtes laid – hideux, répugnant, grotesque. Les monstres ne sont des monstres que s’ils ont un cœur laid. Quand un monstre cesse-t-il d’être un monstre? Un monstre, aimé, n’est plus un monstre.

Tous les monstres sont des êtres humains.